| La Cerisaie |
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Création 2005 Par le City Drama Théâtre (Novossibirsk-Sibérie) et le Théâtre de l’Enfumeraie D’Anton Tchekhov Depuis dix ans, le City Drama Théâtre en Sibérie et le Théâtre de l’Enfumeraie collaborent sur des projets de formation d’acteurs et de créations. Mise en scène Sergueï Afanasiev Scénographie Victors Jansons Avec Guy Blanchard, Camille Behr, Annie Hamelin, Nigel Hollidge, Pascal larue, Bertrand Lazennec, Snezhanna Mordvinova, Nadezda Neupokoeva, Sergueï Novikov, Pavel Polyakov,Rodolphe Poulain, Tatiana Ugryumova, Pavel Youjakov Musicien Patrick Raffault
La Cerisaie » a été écrite il y a un siècle. Traduite et jouée dans le monde entier, elle fait partie des très grandes œuvres, au côté de celles de Sophocle, Shakespeare, Molière... On peut se demander : « Pourquoi un tel succès, aussi universel ? » Que raconte cette pièce ? Seulement et simplement l’histoire d’une famille noble, oisive, qui refuse obstinément de vendre la propriété, où chacun est né, et de voir couper les arbres de leur « jardin des cerises », au risque de tout perdre. Nous voyons qu’ils ont tort, qu’ils vivent dans un monde passé et les rêves d’un luxe qui n’a plus cours, nous observons la futilité de leur existence…et pourtant aucun spectateur ne souhaite la destruction de la Cerisaie. Voilà le paradoxe et l’universel de la pièce : ce jardin, ce monde de l’inutile, du jeu, il est en chacun de nous, dans notre mémoire, dans notre enfance, sans lui nous n’imaginons pas de vivre. Tchekhov écrit « La Cerisaie » au début du XX siècle. Depuis, la Russie et l’Europe ont connu le Stalinisme, le Nazisme, le Capitalisme sauvage, la nature en danger… « La Cerisaie », jouée des centaines de fois, est aujourd’hui traversée par cette mémoire, cette folie sans limite des hommes. Elle rejoint « la salle n°6 », une œuvre de jeunesse de Tchekhov, dans laquelle il imagine un psychiatre qui préfère vivre dans la salle n°6 avec ses patients plutôt que de supporter ses collègues et ses voisins… et il en meurt. Nous savons que son choix est une folie, mais nous voyons le monde dans lequel il vit et nous ne pouvons pas lui donner tort ![]() Regardez un cerisier durant l’année : fleurs, fruits, feuilles mortes. Panoplie d’un cycle de vie. Il en est de même quand on regarde […] cette étonnante création […] La Cerisaie traverse des états d’âme. Joie, mélancolie, rage. En prenant des acteurs russes et francophones, voilà la rencontre entre deux langues et différentes classes de jeu et de justesse.[…]rires fous, chansons d’un côté, jeu poignant de l’autre[…] dépression et éclatement de bonheur sans modération. La Cerisaie à Allonnes, c’est le début du printemps en automne. Et l’abattement des espoirs, la fin d’enfance. A ne pas rater. Ouest France du 11 octobre 2005 Sergueï Afanasiev ![]() Sergueï Afanasiev est né dans un petit village perdu au bord du lac Tchani, au centre de la Sibérie. Né dans une famille ouvrière, sa mère est allemand et son père russe. Diplômé d’un institut théâtral national et de l’école de Choukine en 1984, il dirige depuis vingt ans sa compagnie et un lieu de création à Novossibirsk en Sibérie. Dans les années 90, il obtient de nombreuses récompenses dans des festivals et notamment pour sa mise en scène de La Mouette. Avec la vingtaine d’acteurs permanent de son théâtre, il tourne également des films dont un en préparation sur l’univers de Tchekhov. Il est déjà venu plusieurs fois en France avec sa troupe pour des tournées de spectacles et deux fois pour animés des stages pour comédiens professionnels avec l’AFDAS. De formation classique russe (Stanislavski, Vartanghov) il donne, par son exigence de travail et son regard très clair, la possibilité à l’acteur de créer des personnages d’une justesse, d’une légèreté et d’une sensibilité rare. |
















