| Électre |
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Création 2009 Par le Théâtre de l'Enfumeraie
C’est une jeune fille qui est au centre de la pièce. La place des femmes et leurs relations sont un sujet majeur de cet épisode de l’histoire des Atrides. Le conflit d’ Électre et de sa mère, le thème de la jeune fille et de la mort, l’amour du père (et du frère) sont des forces qui traversent cette œuvre et ont donné à ce mythe son intemporalité. Trois siècles après Eschyle, Électre nous fascine encore et reste un mystère qu’il faut percer…
L’adaptation Au-delà du rôle de la vengeance dans la spirale infernale des Atrides, cette pièce nous parle de l’absence, de la mort et de la quête d’identité. Il est ainsi beaucoup question de comment grandir et se construire dans une h(H)istoire perturbée et violente. Il est question du rôle des femmes dans la famille et dans le monde. Il est aussi question de maladies mentales, de la folie auxquelles peuvent nous conduire certaines situations. Enfin le rapport trouble de l’adolescente avec l’amour et la mort traverse la pièce. Électre refuse tout amour et tout désir, hormis celui d’un père disparu et d’un frère attendu… Tuer cette mère qui a tué est le seul désir qui organise son temps et elle n’a aucun autre avenir. Le chœur parfois absent ou évincé des versions contemporaines aura toute sa place, qui est celle de ne pas réduire la pièce à sa dimension psychologique et familiale mais de bien l’ouvrir à sa dimension historique et sociale, à la conscience que ce mythe n’appartient pas à une famille, qu’il est constitutif de la communauté humaine. Notes d’intention Cette pièce est une pièce de femmes, et même si la figure du frère vient accomplir le crime, il n’est qu’un instrument. Nous sommes au cœur du féminin, des relations à soi-même, aux siens et au monde. La féminité est comme une métaphore exprimant le problème de la contradiction entre pensée et action, entre esprit et corps... Chez Électre, la personnalité a disparu. Elle est le père, elle est la mère, elle est toute la maisonnée – et elle ne se trouve pas. Cette problématique du "Moi" perdu ou figé, est peut-être l’expression des "contradictions paralysantes " que les êtres et les sociétés rencontres parfois devant des conflits effrayants et pour lesquelles ils ne trouvent aucune résolution. Chez Hofmannsthal, les hommes brillent par leur terrible absence : le père mort, le frère évaporé et Égisthe transparent, pantin sans chair... »… Ils sont seulement l’objet du désir dans un huis clos de femmes. Notre intérêt nouveau et personnel sur cette pièce se situera à cet endroit : A quelle part d’enfance perdue parle Électre ? Mise en scène Pascal Larue Adaptation Pascal Larue et Eleonora Rossi Jeu Pauline Barbotin, Élodie Boulard, Camille Behr, Odile Fredeval, Annie Hamelin et Virginie Picard Violoncelle et jeu Sabine Balasse Costumes Agnès Vitour Masques Emmanuelle Goulay Création lumière et décor François Verron Construction décor Éric Minette Captation vidéo du spectacle :
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Au-delà du rôle de la vengeance dans la spirale infernale des Atrides, cette pièce nous parle de l’absence, de la mort et de la quête d’identité. Il est ainsi beaucoup question de comment grandir et se construire dans une h(H)istoire perturbée et violente. Il est question du rôle des femmes dans la famille et dans le monde.

