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Lettre du 15 février 2006

Cher(e)s Ami(e)s,

« La femme est l’avenir de l’homme » a chanté le poète. Visionnaire, il nous a annoncé un mouvement qui semble irréversible. Après des siècles de domination masculine, l’espèce humaine paraît enfin donner à «’égalité liberté fraternité » une compréhension qui inclut les femmes.
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Lettre du 2 janvier 2006

Chèr(e) Ami(e)s,

Nous revenons de Russie où nous avons joué notre « Cerisaie » avec nos amis de Novossibirsk . Il était vraiment émouvant de jouer Tchekhov dans son pays pour un public qui connaît l’œuvre presque par cœur. Et dans le cas de la Russie, l’expression « par cœur » prend tout son sens, car c’est par « cœur » que les Russes aiment le théâtre.
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Lettre du 8 novembre 2005

Chèr(e)s Amies,

Notre théâtre est installé depuis vingt-cinq ans dans un de ces endroits que l’on nomme banlieue. Banlieue vient du mot « ban » et de là l’expression, « mettre au ban de la société, exclure »… les banlieues sont des lieux pour les pauvres, « les bannis ».
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Lettre du 1er septembre 2005

Chèr(e)s ami(e)s,

Depuis longtemps notre théâtre a des amis russes, à Novossibirsk, capitale de la Sibérie et depuis cet été nous les accueillons pour une aventure commune, partager avec eux deux mois de répétitions et notre prochaine création : « La Cerisaie » d’Anton Tchekhov.
Sergueï Afanasiev est reconnu en Russie pour son talent à mettre en scène Tchekhov (certains se souviendront de cette « Mouette » superbe jouée à Chaoué en 95), il a travaillé toutes les pièces sauf celle-ci, sans doute la plus belle, la dernière de l’œuvre.
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Lettre du 25 mars 2005

Chér(e)s Ami(e)s,

Bientôt nous accueillons deux compagnies pour qui, loin d'être une posture, "le théâtre populaire" est une identité. Elles vont jouer deux farces, Ubu de Alfred Jarry et Le médecin volant de Molière. La première réplique de l’une est un tonitruant : « MERDRE » du père Ubu. Dans l’autre, le faux médecin Sganarelle boit l’urine de sa patiente pour en découvrir la maladie. Et cela nous fait du bien ! A nous, spectateur ! Si cela est bien joué, si l’on y croit, alors nous rions à gorge déployée. L’obscénité est chose gaie.
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